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DAKAR ’2010 : ÉTAPES 4-5-6 & 7

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Coma regagne du terrain, Gordon vise juste

Marc Coma, avec une 9ème victoire de spéciale sur le Dakar, opère une remontée dans le classement général, toujours dominé par Cyril Despres. En autos, le désert donne des ailes au Hummer de Robby Gordon, vainqueur de l’étape avec une seconde d’avance sur Stéphane Peterhansel. En camions, Vladimir Chagin fête son anniversaire par une 51ème victoire de spéciale sur le Dakar, la quatrième consécutive sur cette édition.

L’expérience du rallye raid enseigne que les victoires se construisent sur la durée. Après avoir perdu plus de 40 minutes en deux jours, sur pénalité puis par la faute d’un moteur capricieux, le tenant du titre entreprend une remontée dans le classement général. L’entrée au Chili et le premier contact avec l’Atacama ont servi de théâtre à Marc Coma pour un show totalement maîtrisé. Parti en 9ème position, le Catalan signe le meilleur temps du jour, en ayant notamment dépassé sur son chemin Street, Manca et Duclos. Appliqué et efficace, peut enregistrer avec satisfaction les chiffres de progression à l’arrivée : il distance Casteu (2ème) de 2’04’’, et reprend 3’14’’ à Despres (3ème), qui avait aujourd’hui la responsabilité d’ouvrir la piste. Au final, l’opération du jour fait gagner 3 places au classement général à Coma, 6ème à 36’50’’ de Cyril Despres.

Derrière ce trio, les outsiders continuent de se montrer. Francisco « Chaleco » Lopez avait réussi l’exploit de s’imposer en 2009 pour la première arrivée au Chili. Au guidon d’une Aprilia 450cc alignée sur le Dakar pour faire ses preuves, le régional de l’étape s’est tout de même hissé à la 4ème place du classement du jour, à 5’06’’ de Coma. Le Top 5 du classement général reste inchangé avec Helder Rodrigues (3ème à 23’45’’ de Despres), Luca Manca (4ème, 29’51’’) et Alain Duclos (5ème, 38’20’’) qui confirment leur intention de se mêler à la bataille des chefs.

Nouveau pays, nouveaux terrains… le changement d’environnement permet à d’autres pilotes de s’exprimer. Robby Gordon, qui se sentait probablement trop à l’étroit sur les pistes argentines avec son Hummer, a pu commencer à libérer l’énergie qu’il contenait depuis quelques jours. En plus de son talent et de sa rapidité, l’Américain semble aussi attirer la chance cette année. Après 163 kilomètres de sauts et de slaloms entre les herbes à chameaux, il signe le meilleur temps du jour, avec seulement une seconde d’avance sur Stéphane Peterhansel. Les grandes étendues doivent lui rappeler la Mauritanie, où il avait remporté sa dernière spéciale en 2007, à Zouerat.

Le coup d’éclat de Gordon n’est pas encore de nature à bouleverser la lutte pour le titre, dans laquelle Stéphane Peterhansel est toujours le mieux placé. Toujours aussi à l’aise lorsqu’il s’agit de « faire la trace », le pilote de pointe de BMW X-Raid a réalisé es meilleurs temps intermédiaire au CP 1, avec aux trousses Carlos Sainz et Nasser Al Attiyah ! S’il laisse les honneurs du jour à l’Américain, « Peter », qui porte désormais seul les chances de victoire de son équipe depuis l’abandon de Roma, poursuit son travail de fourmi. Il a maintenant 7’36’’ d’avance sur Sainz, son premier poursuivant.

Chez les Kamaz, il ya des traditions qui se respectent. Par exemple, Vladimir Chagin tient à s’offrir la spéciale du 5 janvier, jour de son anniversaire. C’était déjà le cas l’année dernière, mais aussi en 2006, année de son dernier sacre. Dans le clan russe, un verre de vodka sera bien mérité pour cette 4ème victoire consécutive. Le Tsar a maintenant 28 minutes d’avance sur son premier poursuivant, qui est également son coéquipier Firdaus Kabirov.

Sale temps pour les cadors !

Francisco Lopez remporte la deuxième spéciale de sa carrière sur le Dakar, toujours au Chili. Il se replace surtout comme dauphin de Cyril Despres, à 37’37’’ au classement général, dans une étape catastrophe pour Casteu (abandon) et Coma. En autos, Stéphane Peterhansel dégringole dans le classement général. Le faux pas profite à Volkswagen, avec Miller qui reporte sa première spéciale sur le Dakar, et Sainz qui prend la tête du général. En camions, Firdaus Kabirov interrompt la série victorieuse de Chagin, et signe son 30ème succès d’étape sur le Dakar.

Il se dit qu’en sport, la réussite se provoque. Sur l’étape d’Antofagasta, c’est un long travail de préparation, toute une vie de motard, qui a payé pour Francisco Lopez. L’année dernière, il s’était imposé sur la première étape chilienne, menant à Valparaiso. Il était alors au guidon d’une KTM 690cc. Cette année, « Chaleco » a été recruté par Aprilia pour tenter l’aventure de la 450cc. Au guidon de cette nouvelle machine, le Chilien n’a aucun mal à retrouver des sensations familières. C’est déjà sur une petite cylindrée, confiée par Honda, qu’il avait fait ses débuts en rallye raid, remportant notamment le titre de champion du monde de la catégorie en 2006. S’il n’a découvert sa monture qu’au rallye des Pharaons, Lopez se montre maintenant parfaitement à l’aise, d’autant que les pistes au programme du jour sont celles de son éducation motocycliste. Avec l’expérience acquise, il devra maintenant confirmer aussi qu’il peut prétendre à une place de prestige sur le rallye… à condition qu’il le termine pour la première fois.

En tout cas, il s’avère que les perspectives de podium se précisent, pour Lopez comme pour d’autres, sachant que le chemin d’Antofagast a tourné à l’hécatombe parmi les leaders. Dans un premier temps, Marc Coma a endommagé sa roue arrière, puis a perdu plus d’une demi-heure avant de récupérer celle de l’Italien Luca Manca. Le geste, ultra-courtois mais difficilement compréhensible, permet au tenant du titre de limiter les dégâts, mais il pointe tout de même à 1h16’55’’ de Despres, qui a passé la journée en compagnie de « Chaleco ». C’est aussi ce rythme que tenait David Casteu, 2ème du classement général, jusqu’au km 395. Mais le pilote Sherco a lourdement chuté. L’étape s’est terminée sur le coup, avec une cuisse sérieusement ouverte et un transfert en hélicoptère vers le bivouac : il s’agit du premier abandon de Casteu en sept participations au Dakar.

Dans la course autos, un écrémage plutôt violent a été opéré par Volkswagen, qui termine l’étape avec une première victoire de Mark Miller sur le Dakar, un tiercé sur la spéciale, et un podium provisoire totalement monopolisé par les Race Touareg, avec une marge rassurante sur tous les rivaux identifiés en début de rallye. Le pilote américain était passé plusieurs fois à côté de victoires d’étapes, notamment en 2009, année où il a terminé le rallye en 2ème position. L’incongruité est réparée à Antofagasta, non pas au cœur des dunes qu’il affectionne, mais sur un parcours roulant où il a su dominer son coéquipier Carlos Sainz (2ème à 2’10’’) et Nasser Al Attiyah (3ème à 4’27’’). Surtout, la Race Touareg prend les commandes du rallye avec 4’37’’ d’avance sur son coéquipier qatari et 9’39’’ sur Miller. Au-delà, c’est morne plaine jusqu’à Robby Gordon, 4ème à 59’55’’ de Sainz.

Si le putsch des VW a aussi bien fonctionné, c’est avec un coup de pouce du destin, qui a quasiment éliminé Stéphane Peterhansel de la liste des prétendants à la victoire. La BMW X-3 s’était positionnée comme la voiture à battre depuis sa victoire à Fiambala, avec une aisance encourageante. Mais au kilomètre 135 de la spéciale du jour, le favori est redevenu un lointain outsider, suite à la casse de son axe de transmission. Le triple vainqueur s’est d’abord arrêté plus de 50 minutes. Plus loin, il s’est également retrouvé immobile pendant 25 minutes supplémentaires. Au total, le retard de « Peter » accumulé sur l’étape pourrait atteindre près de deux heures. Le gouffre semble insurmontable.

En camions, Vladimir Chagin s’est tenu à l’abri des gros désagréments. C’est même pour lui la fin d’une série de 4 victoires d’étapes consécutives, à 19 secondes près. Le revers n’est pourtant pas difficile à encaisser puisqu’il vient de son complice Firdaus Kabirov. De plus, cette nouvelle victoire d’un camion Kamaz provoquera peut-être une nouvelle occasion de trinquer entre amis au bivouac, le tenant du titre signant aujourd’hui son 30ème succès en spéciale. Chagin reste leader du classement général avec d’avance sur Kabirov. Marcel Van Vliet, 3ème de la hiérarchie provisoire, pointe à plus de trois heures du Tsar.

Coma poursuit sa mission, « Peter » pour la gloire

Les multiples erreurs de navigation de ses rivaux ont permis à Marc Coma, signataire du chrono du jour à moto, de remonter de quatre places au classement général. Par ailleurs, l’Italien Luca Manca, 9ème au classement général ce matin, a quitté la course sur une grave chute en début de parcours (voir communiqué spécial). En autos, Stéphane Peterhansel a coiffé sur le fil les trois Volkswagen de tête, pour remporter la 53ème victoire de spéciale de sa carrière. Vladimir Chagin, patron de la catégorie camions, a quant à lui fait monter son compteurs de victoires à 52 sur l’ensemble de sa carrière.

La performance et la technique de pilotage, oui. Mais en rallye raid, c’est aussi aux qualités de navigateur que l’on reconnaît les champions. S’il en fallait une illustration, Marc Coma en a encore donné une aujourd’hui, entre Antofagasta et Iquique. La première partie spéciale proposait en la matière un test particulièrement délicat. « Chaleco » lui-même, ouvreur en tant que vainqueur de la spéciale d’hier, s’y est fourvoyé en dépit de sa connaissance de la région. Après un choix erroné au km 23, Lopez a perdu de précieuses minutes, emmenant avec lui quelques outsiders de choix comme David Frétigné, Alain Duclos, Paulo Goncalves ou Pal-Anders Ullevalseter. En revanche, le leader du classement général, Cyril Despres, ne s’est pas laissé influencer par le pilote Aprilia. Bien lui en a pris, puisqu’il a poursuivi son sans-faute avec application : pertinent sur toutes ses interprétations du road-book, il a rejoint l’arrivée en respectant une stratégie sobre, sans essayer de forcer son rythme.

Parti un peu plus loin derrière (9ème), le tenant du titre a lui aussi évité les pièges de « nav ». Coma a également pris l’option de hausser la cadence pour opérer une belle remontée au classement général. La tactique s’avère bénéfique pour l’Espagnol, qui reprend pour commencer une dizaine de minutes sur Cyril Despres, et pointe maintenant à 1h06’. Cette 9ème victoire de spéciale de sa carrière lui permet aussi de dépasser dans la hiérarchie de la course Jonah Street, Paulo Goncalves (abandon), Pal-Anders Ullevalseter et Alain Duclos. Il effectue un bond de quatre places dans la journée. Mais celles qu’il lui reste sont naturellement les plus difficiles à conquérir.

Les subtilités à saisir sont évidemment les mêmes pour les copilotes des voitures que pour les motards qui les ont précédés. Là-aussi, c’est donc sur les 50 premiers kilomètres de la spéciale que s’est faite la sélection. Mark Miller et Carlos Sainz ont été plus inspirés que leur coéquipier Nasser Al Attiyah sur cette portion de la course, et ont continué leur route sans connaître de problèmes majeurs. Mais malgré le grand train mené par les Race Touareg, la sensation du jour est à mettre au crédit de Stéphane Peterhansel, qui a pris le départ en 14ème position. Sur son chemin, le X3 numéro 301 a dépassé dix voitures avant de signer le meilleur temps du jour : 47’’ de moins que Carlos Sainz ! Si l’Espagnol garde la tête du classement général, « Peter » se distingue par son panache et soigne son avance dans les statistiques.
Il s’agit de sa 53ème victoire de spéciale.

Hormis Nasser Al Attiyah, qui concède quelques minutes à Sainz mais reste 2ème du classement général (à 15’24’’), la journée a également été contre-productive pour l’ex-premier poursuivant des VW. Robby Gordon a non seulement perdu du terrain sur les hommes du podium provisoire, mais a également été dépassé au classement général par la Mitsubishi Lancer du Portugais Carlos Sousa (4ème à 1h34’ de Sainz), et par le Polonais Krzysztof Holowczyc (5ème, 1h43’).

Vladimir Chagin ayant provisoirement fait le vide autour de son camion bleu, le Russe a peut-être décidé de s’attaquer directement à Stéphane Peterhansel. C’est en tout cas ce qu’il fait au niveau comptable, puisqu’avec un cinquième succès de spéciale sur le Dakar 2010, il augmente son capital total à 52 victoires, soit à une unité de « Peter ». Aujourd’hui, c’est à nouveau devant son coéquipier Firdaus Kabirov qu’il termine l’étape, avec la satisfaction supplémentaire de voir Ilgizar Mardeev, pilote du troisième Kamaz engagé, signer le troisième temps entre Antofagasta et Iquique.

Despres en patron, Al Attiyah s’affirme

Avant la journée de repos que le Dakar passe à Antofagasta, sur les rives de l’Océan Pacifique, Cyril Despres a remporté une étape sur laquelle Marc Coma est redevenu son premier poursuivant au classement général. En autos, l’étape du jour, gagnée par Al Attiyah, a aussi permis aux BMW X-3 de Guerlain Chicherit et de Stéphane Peterhansel de se replacer respectivement en 4ème et 5ème position du classement général. Vladimir Chagin, avec une sixième victoire sur sept étapes cette année, conforte sa position de leader de la course.

Certaines étapes peuvent représenter à elles seules plusieurs épisodes d’une course. Celle qui menait aujourd’hui à Antofagasta, avec ses 600 kilomètres de spéciale, offrait justement des terrains variés, et a donné lieu à quelques rebondissements. Marc Coma et Cyril Despres, partis en tête de la course motos, ont dans un premier temps payé leurs hésitations dans un imposant secteur de dunes. Le regroupement qui s’est alors opéré a bénéficié aux pilotes qui les suivaient. Aux points de passage intermédiaires, les deux doubles vainqueurs se sont ainsi retrouvés distancés, laissant des opportunités à Ullevalseter (1er au CP1 et CP2), Frétigné (1er au CP4) et Lopez (1er au CP5 et CP6).

Pourtant, dans les 150 derniers kilomètres, les deux patrons de la discipline ont creusé l’écart sur le terrain, et récupéré les positions qui leur reviennent habituellement. Le match franco-espagnol pouvait alors se jouer. A 20 kilomètres, Coma prend l’avantage, pour 10 secondes seulement. Mais sur le final, malgré la douleur imposée par un amortisseur fracassé sur un choc, Cyril Despres rejoint l’arrivée avec le meilleur temps du jour. Il signe sa 22ème victoire d’étape sur le Dakar, et garde avant tout la main sur le classement général, avec 1h06 sur Coma, qu’il avait identifié avec pertinence comme son principal rival. L’Espagnol, qui a aujourd’hui dépassé dans la hiérarchie Helder Rodrigues et « Chaleco », a accompli la partie la plus accessible de la mission qu’il s’est fixé depuis ses problèmes de moteur et la pénalité qui lui a été infligée. Après la journée de repos, le duel continue.

La plus longue étape du rallye promettait aussi une explication dans la catégorie autos. Effectivement, la concurrence s’intensifie au sein de l’équipe Volkswagen, dont les trois pilotes qui occupent le podium se ressentent comme autant de prétendants légitimes au titre. Entre Carlos Sainz, Nasser Al Attiyah et Mark Miller, une lutte mêlant psychologie et performance se dessine. Aujourd’hui, le Qatari, nouveau venu dans le groupe, a laissé s’exprimer sa force de caractère autant que ses talents de pilote. Parti en quatrième position, le « merveilleux fou roulant » a doublé Mark Miller, qui semblait vouloir faire de la résistance dans les dunes, puis Carlos Sainz. Avec la sixième victoire de spéciale de sa carrière, Al Attiyah se rapproche de Sainz au classement général, à seulement 11’03’’.

Malgré leur position dominante, les Race Touareg ne sont pas pour autant complètement débarrassés de la menace de BMW. Tout d’abord, Stéphane Peterhansel, chargé d’ouvrir la piste, a une fois encore montré qu’il était plein de ressources. Le Français a commencé par signer systématiquement les meilleurs temps aux points de chronométrage intermédiaires. Il a ensuite progressé avec aisance vers l’arrivée, où il n’a été devancé que par Al Attiyah au classement du jour, peut-être à la défaveur d’une petite erreur de navigation. Puis plus tard, Guerlain Chicherit, qui avait réussi à se faire oublier dans les derniers jours, est venu se positionner comme le premier poursuivant de Volkswagen. Dans le classement, il a en effet gagné suffisamment de temps pour dépasser Krzysztof Holowczyc, puis Carlos Sousa (assisté de Mathieu Baumel, l’ancien copilote de Chicherit !). Pour le multiple champion du monde de ski extrême, le podium reste toutefois à 1h40.

En camions, Vladimir Chagin reste le maître du jeu et assoit même un peu plus sa position sur une étape propice à la réalisation d’écarts substantiels. Il prend en effet ses distances avec son coéquipier Firdaus Kabirov, qui reste son premier rival à…1h03’. Surtout, le mano a mano dans lequel il est lancé avec Stéphane Peterhansel pour le record absolu de victoires d’étapes se poursuit. Au soir de l’étape d’Antofagasta (acte II), il y a maintenant égalité entre le Français et le Russe : 53-53.

CLASSEMENT ÉTAPE 7 MOTO
Pos. N° Nom Marque Temps Écart Pénalité

1 002 DESPRES (FRA) KTM 06:34:14 00:00:00
2 012 FRETIGNE (FRA) YAMAHA 06:39:14 00:05:00
3 019 FARIA (PRT) KTM 06:43:24 00:09:10
4 004 ULLEVALSETER (NOR) KTM 06:45:24 00:11:10
5 050 PELLICER (ESP) YAMAHA 06:48:21 00:14:07
6 023 BERGLUND (SWE) KTM 06:52:52 00:18:38
7 016 PAIN (FRA) YAMAHA 06:56:10 00:21:56
8 128 SVITKO (SVK) KTM 07:00:40 00:26:26
9 011 PRZYGONSKI (POL) KTM 07:01:51 00:27:37
10 007 KNUIMAN (NLD) KTM 07:02:20 00:28:06
11 014 DUCLOS (FRA) KTM 07:02:24 00:28:10
12 005 RODRIGUES (PRT) YAMAHA 07:10:17 00:36:03
13 008 VERHOEVEN (NLD) BMW 07:15:14 00:41:00
14 024 STREET (USA) KTM 07:16:20 00:42:06
15 009 LOPEZ CONTARDO (CHL) APRILIA 07:23:03 00:48:49
16 018 CZACHOR (POL) KTM 07:25:58 00:51:44
17 066 LORMAND (FRA) YAMAHA 07:31:33 00:57:19 02:00
18 043 ZANOTTI (MAF) APRILIA 07:35:35 01:01:21
19 035 CECI (ITA) APRILIA 07:36:32 01:02:18
20 156 VERHOESTRAETE (COG) KTM 07:49:32 01:15:18
21 020 PISANO (FRA) SHERCO 07:49:34 01:15:20
22 064 ROBIN (FRA) KTM 07:50:20 01:16:06 01:00
23 048 LIEFHEBBER (NLD) KTM 07:52:35 01:18:21
24 040 PROHENS (CHL) HONDA 07:54:59 01:20:45
25 041 PROHENS (CHL) HONDA 07:56:20 01:22:06
26 038 VILLARRUBIA (ESP) YAMAHA 07:56:22 01:22:08 02:00
27 059 ARREDONDO (GTM) KTM 07:59:33 01:25:19
28 129 JAMETT (CHL) YAMAHA 08:00:06 01:25:52
29 062 PABISKA (CZE) YAMAHA 08:01:25 01:27:11
30 025 MATTHEIS (BRA) KTM 08:03:04 01:28:50
31 030 CARILLON (FRA) KTM 08:03:08 01:28:54
32 039 DABROWSKI (POL) KTM 08:03:31 01:29:17
33 022 JARMUZ (POL) HONDA 08:04:16 01:30:02
34 049 PICCO (ITA) YAMAHA 08:08:46 01:34:32
35 033 LAZARD (URY) KTM 08:13:28 01:39:14
36 032 PUERTAS HERRERA (ESP) KTM 08:14:44 01:40:30
37 063 AMBROSIO (BRA) HONDA 08:16:34 01:42:20
38 085 SOLER (ESP) BMW 08:22:03 01:47:49
39 116 BOLLERO (ARG) KTM 08:22:38 01:48:24
40 101 GELEBART (FRA) KTM 08:24:20 01:50:06
41 068 BARROT (FRA) YAMAHA 08:24:40 01:50:26 01:00:00
42 118 KREJCI (CZE) YAMAHA 08:33:04 01:58:50
43 155 VALLE (MEX) HONDA 08:45:07 02:10:53 02:00
44 026 BOINNARD (USA) KTM 08:45:20 02:11:06 01:00
45 058 BOUNDS (GBR) KTM 08:45:59 02:11:45
46 110 FREINADEMETZ (ROU) KTM 08:51:07 02:16:53
47 106 DE GROOT (NLD) YAMAHA 08:51:42 02:17:28
48 034 PEDRERO GARCIA (ESP) KTM 08:52:59 02:18:45 02:02:00
49 149 SEGARRA ALMAGRO (ESP) pkl 08:55:12 02:20:58
50 065 MORO (FRA) YAMAHA 08:56:38 02:22:24..

CLASSEMENT GÉNÉRAL MOTO
Pos. N° Nom Marque Temps Écart Pénalité

1 002 DESPRES (FRA) KTM 28:10:13 00:00:00
2 005 RODRIGUES (PRT) YAMAHA 29:30:21 01:20:08
3 004 ULLEVALSETER (NOR) KTM 29:36:05 01:25:52
4 009 LOPEZ CONTARDO (CHL) APRILIA 29:41:17 01:31:04
5 014 DUCLOS (FRA) KTM 30:00:19 01:50:06
6 012 FRETIGNE (FRA) YAMAHA 30:16:10 02:05:57
7 024 STREET (USA) KTM 30:16:41 02:06:28
8 050 PELLICER (ESP) YAMAHA 30:36:35 02:26:22
9 023 BERGLUND (SWE) KTM 30:38:47 02:28:34 05:00
10 016 PAIN (FRA) YAMAHA 30:40:55 02:30:42
11 011 PRZYGONSKI (POL) KTM 31:04:43 02:54:30
12 019 FARIA (PRT) KTM 31:20:46 03:10:33
13 035 CECI (ITA) APRILIA 31:27:48 03:17:35
14 128 SVITKO (SVK) KTM 32:25:28 04:15:15
15 018 CZACHOR (POL) KTM 32:26:02 04:15:49
16 034 PEDRERO GARCIA (ESP) KTM 32:37:56 04:27:43 02:02:00
17 041 PROHENS (CHL) HONDA 33:13:28 05:03:15
18 156 VERHOESTRAETE (COG) KTM 34:00:26 05:50:13 04:00
19 043 ZANOTTI (MAF) APRILIA 34:40:56 06:30:43 30:00
20 059 ARREDONDO (GTM) KTM 34:46:37 06:36:24
21 007 KNUIMAN (NLD) KTM 34:55:07 06:44:54 30:00
22 129 JAMETT (CHL) YAMAHA 35:03:38 06:53:25 08:00
23 064 ROBIN (FRA) KTM 35:12:55 07:02:42 01:00
24 001 COMA (ESP) KTM 35:17:03 07:06:50 06:22:00
25 025 MATTHEIS (BRA) KTM 35:18:09 07:07:56
26 040 PROHENS (CHL) HONDA 35:23:08 07:12:55
27 020 PISANO (FRA) SHERCO 35:29:24 07:19:11 01:00
28 049 PICCO (ITA) YAMAHA 35:32:11 07:21:58 27:00
29 032 PUERTAS HERRERA (ESP) KTM 35:36:45 07:26:32 02:00
30 048 LIEFHEBBER (NLD) KTM 35:41:24 07:31:11
31 062 PABISKA (CZE) YAMAHA 35:41:30 07:31:17
32 033 LAZARD (URY) KTM 35:49:36 07:39:23
33 022 JARMUZ (POL) HONDA 35:55:07 07:44:54
34 029 BIANCHI PRATA (PRT) BMW 36:01:06 07:50:53
35 066 LORMAND (FRA) YAMAHA 36:12:24 08:02:11 05:00
36 116 BOLLERO (ARG) KTM 36:17:00 08:06:47
37 110 FREINADEMETZ (ROU) KTM 36:33:35 08:23:22
38 085 SOLER (ESP) BMW 36:48:04 08:37:51
39 068 BARROT (FRA) YAMAHA 37:02:19 08:52:06 02:03:00
40 063 AMBROSIO (BRA) HONDA 37:19:12 09:08:59 01:07:00
41 039 DABROWSKI (POL) KTM 37:33:07 09:22:54
42 122 POLLARD (AUS) KTM 38:09:08 09:58:55 01:18:00
43 106 DE GROOT (NLD) YAMAHA 38:25:32 10:15:19
44 026 BOINNARD (USA) KTM 38:32:31 10:22:18 01:00
45 161 CLAUDIO (CHL) HUSQUARNA 38:44:07 10:33:54 01:11:00
46 087 VRUGGINK (NLD) HONDA 38:59:33 10:49:20 01:00
47 155 VALLE (MEX) HONDA 39:01:07 10:50:54 01:07:00
48 067 RANDYSEK (CZE) YAMAHA 39:08:46 10:58:33 01:00
49 072 SNIJDERS (NLD) HONDA 39:20:25 11:10:12
50 118 KREJCI (CZE) YAMAHA 39:27:48 11:17:35 44:00..

(Communiqués ASO)

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