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JONATHAN MONGARNY SUR LA PREMIÈRE ÉPREUVE DU PILOT BIKE ’2009

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EN RODAGE…

Pour une entrée en matière, Jonathan MONGARNY aura connu un week-end pour le moins mouvementé. Lors de la première épreuve du Pilot Bike, le prestigieux championnat de courses sur glace disputé dans le cadre du Trophée Andros, le pilote Husaberg a dû composer avec des problèmes techniques qui l’ont contraint à jouer les seconds rôles. Des ennuis qui n’ont en rien entamé son enthousiasme: « J’étais vraiment impatient de débuter la saison, même si j’aurais préféré que cela se fasse d’autres conditions. Pour une ouverture de championnat, la glace de Val-Thorens était magnifique, vive, avec des ornières créées par le passage des voitures. Sur le papier ce circuit peut paraître simple, avec des épingles et de grosses accélérations. Mais c’est une impression trompeuse car ici les voitures s’arrêtent presque et créent de gros rails, plus que sur un circuit avec des grandes courbes. C’est d’ailleurs l’un des rares tracés où les voitures arrivent à rouler aussi vite que nous les motos. Il y a donc quatre rails, et si nos deux roues ne sont pas dans la même trace, tout devient compliqué. »

Après une première séance d’essais prometteuse, où il signe le quatrième temps, Jonathan Mongarny connaît les premiers soubresauts des problèmes qui vont émailler sa journée. Sa machine manque cruellement de rendement lors des essais chronométrés qu’il boucle avec une décevante 14e place. C’est d’ailleurs avec cette même position qu’il termine la première finale de la saison, loin de ses ambitions de victoires. « J’ai subi en demi-finale comme en finale, explique-t-il. Ma moto avait de la motricité mais elle n’avait aucune allonge. Sans vitesse pure, je me suis même fait dépasser par des machines beaucoup moins puissantes. Le timing était trop serré lors de la première journée pour que nous prenions le temps d’ouvrir le moteur, car entre chaque course nous avions moins de deux heures. C’est donc pendant la nuit que mon mécanicien Laurent Quéval a travaillé avec les moyens du bord. Nous avons décelé un problème de segmentation qui est en partie de ma faute. Je dois reconnaître que n’ai pas optimisé le rodage de ma moto et j’ai donc une part de responsabilité. »

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« Je reste optimiste »

Bien que la FE 450 n’ait pas encore retrouvé toute sa puissance, la seconde journée de compétition sourit plus à Jonathan Mongarny. Une chute en demi-finale et une place en fond de grille lors de la seconde finale ne vont en rien entamer les ambitions du pilote Husaberg. Après un départ musclé, où il a fallu jouer des coudes, Mongarny grappille une à une les positions pour finalement terminer cinquième de la course, en signant quelques-uns des meilleurs temps au tour. « C’est forcément une position qui me satisfait beaucoup plus, surtout avec une moto pas totalement guérie. C’était également intéressant de voir avec qui je devrai me battre cette saison. Sylvain Dabert est en forme, Noël Duvert peut être dangereux s’il parvient à se montrer régulier sur l’ensemble de la saison. Quant à Maxime Emery, il était comme moi, en recherche de repères lors de cette première épreuve. Mes résultats pourraient paraître décevants sur l’ensemble du week-end, et pourtant je reste très optimiste. Je ne suis pas inquiet car le règlement du Pilot Bike autorise à ce que l’on appelle un « X-1 », c’est-à-dire que l’on peut retirer notre plus mauvais résultat. Je ne concède donc que 10 petits points et je sais désormais que je n’ai plus de joker. D’une certaine manière la situation est clarifiée. Malgré mes pépins techniques, j’ai également pu constater que ma moto était parfaitement réglée au niveau des suspensions, ce qui prime sur le Trophée Andros pour la recherche de motricité. »

Jonathan Mongarny aura certainement à cœur de prendre une revanche dès la prochaine épreuve du Pilot Bike, qui le conduira les 12 et 13 décembre à Grandvalira, en Andorre.
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