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TIMOTEÏ POTISEK UPDATE (8/11/09) : SON PÈRE S’EXPRIME

« Son père : « Il était beau, aérien, j’étais devenu beaucoup plus serein »

dimanche 08.11.2009, 05:03 – La Voix des Sports

Hier matin, les portes de la concession Honda de Dunkerque étaient ouvertes.

De retour du centre hospitalier de Lille où ils avaient veillé leur fils, Tim, grièvement blessé vendredi après-midi, Marie-Annick et Rudy Potisek avaient décidé, courageusement, de lever le rideau.

« Car à Lille on ne pouvait rien faire et il y a des clients qui attendent leur moto. Il faut continuer, ça ne sert à rien de se morfondre », déclarait Rudy Potisek, qui avouait se trouver dans un état second depuis la chute de son fils sur le terrain d’entraînement de Loon-Plage.

« Sensation d’impuissance »
« C’est terrible car c’est le genre d’événement auquel on ne s’attend pas, même si on a constamment à l’esprit que le danger est présent. J’ai été immédiatement prévenu et je suis arrivé sur place en même temps que les sapeurs-pompiers et le SMUR. Un seul gars a pu lui parler avant qu’il ne « s’endorme ». Quand tu vois ton gamin au sol, sans réaction, il y a une sensation d’impuissance d’une douleur extrême », expliquait-il.

« Nous avons demandé qu’il soit rapidement transféré à Lille et là les chirurgiens ont été clairs. On nous a annoncé qu’une vertèbre cervicale était brisée et « qu’au mieux » il bougerait les yeux. Je ne sais pas si c’est ça le mieux, sanglote-t-il, fataliste. On me dit de tenir le coup, de garder l’espoir, d’y croire… Je ne m’en sens pas capable. » Lui-même champion de motocross à la fin des années 70 et au début des années 80, gravement blessé au cours d’une chute au supercross de Bercy, Rudy Potisek connaissait les risques inhérents à la moto, mais s’avouait un peu plus confiant ces derniers temps sur le pilotage de son fougueux fils, double vainqueur de l’Enduropale du Touquet.

« Extrêmement généreux sur sa moto »
« Il nous a souvent fait peur car il était extrêmement généreux sur sa moto, il allait toujours au bout de lui-même et poussait le risque à la limite. Mais, depuis quelque temps, il était d’une impressionnante sérénité. Ces dernières semaines, quand je le voyais revenir de l’entraînement, il avait le sourire du pilote sûr de lui, conscient d’avoir passé un cap, souligne Rudy Potisek. Ceux qui le voyaient rouler avaient vu qu’il roulait on ne peut mieux. Il était beau, aérien, avec un pilotage précis. J’étais devenu beaucoup plus serein… »

BRUNO VERHEYDE »

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